David Pressault - analyse jungienne

Vers 30 ans, je pensais déjà à mon changement de carrière à venir, après la danse. J’avais développé une passion – l’étude de la profondeur de la psyché humaine par la psychologie analytique de C.G. Jung.


Extrait de 25 Transitions © 2011 Dancer Transition Resource Centre. Photo : Nicolas Ruel.

Lieu de naissance : Montréal, Québec
Formation principale :  The School of Toronto Dance Theatre
A dansé avec : Toronto Dance Theatre, en tant que danseur indépendant
Reconversion en : psychologie analytique, analyse jungienne 
Actuellement : en préparation des examens finaux

Vers 30 ans, je pensais déjà à mon changement de carrière à venir, après la danse. J’avais développé une passion – l’étude de la profondeur de la psyché humaine par la psychologie analytique de C.G. Jung. Cela me touchait autant que la danse mais d’une façon différente, et ces deux méthodes de connaissance de soi m’ont toujours semblé complémentaires. C’est ce que je désirais, et je savais que je voulais devenir un jour psychanalyste, mais à ce moment-là cela me paraissait totalement hors d’atteinte. Il n’existait aucun programme de formation au Canada, et ceux qui m’intéressaient le plus étaient à Zurich, Londres ou New York – ce qui voulait dire non seulement quitter le Canada pour étudier, mais aussi des frais de scolarité élevés ; le fait de savoir que je pourrais pas travailler dans un pays étranger rendait le projet impossible à réaliser financièrement. Mon rêve de devenir psychanalyste était très loin de la réalité. 

En 1999, après avoir vécu et dansé pendant 11 ans à Toronto, j’ai décidé de revenir m’installer dans ma ville d’origine, Montréal. L’année suivante, l’Ontario Association of Jungian Analysts (Association des psychanalystes jungiens de l’Ontario) a implanté le premier programme canadien de formation à Toronto, ce qui était une excellente nouvelle. Je voulais commencer immédiatement, mais d’une part je venais juste de revenir à Montréal, et d’autre part l’âge minimum pour entrer dans le programme était de 35 ans. De plus, j’avais eu une rencontre avec Joysanne Sidimus au CRTD, qui m’avait dissuadé de quitter la danse aussi tôt, me disant que j’allais le regretter. Elle avait raison, et j’ai dansé à Montréal pendant encore plusieurs années, tout en commençant à travailler sur mes propres chorégraphies. 

À l’âge de 38 ans, je me suis posé la question : « Y a-t-il autre chose que tu penses vraiment vouloir danser ? ». La réponse était non – et j’ai alors eu le sentiment, que j’ai toujours aujourd’hui, que ma carrière de danse était achevée et extrêmement satisfaisante. Je pouvais donc aller de l’avant et me lancer dans ma nouvelle passion. J’étais prêt, et me suis inscrit au programme avec nettement plus de maturité et de réflexion.

Le programme de l’OAJA est long et très onéreux, en particulier pour un danseur, mais à l’automne 2011, je serai en plein milieu des examens finaux et sur le bord d’obtenir mon diplôme. C’est l’aide extraordinaire du CRTD qui m’a permis de réaliser mon rêve de seconde carrière.

Centre de ressources et transition pour danseurs (CRTD) – fondé en 1985

Soutenir les danseurs dans les diverses phases de transition, qu’ils soient en début de carrière, à mi-carrière ou en période de retrait.